mardi 17 juillet 2007

Tu la cunilingueras comme elle te pipera

ou "un devoir conjugal comme un autre".

C'est quoi, ça? C'est le dernier article du wedding stuff que n'énonce jamais le maire ? C'est le 11ème commandement mis à jour pour enfin faire s'étouffer bures et kippas ? C'est la sourate scoop qui fera tomber du lit la moitié - masculine - de l'Afrique?



Non, ça c'est juste spontanément sorti de l'une d'entre nous à 4 bouteilles moins le quart hier soir, remportant illico l'unanimité; ça résumait impecc pour nous toutes une heure d'échanges, d'une précision scientifique, et convergents, sur la complexité de la jouissance et de la découverte de soi, la rareté des partenaires que votre plaisir intéresse, ... et la haute fréquence des alcoolos qui bandent mou.


Mais ce matin, pour élargir et débourrer - eueuh, peut-être pas tout à fait - le débat : petit sondage, petit appel à témoignages.

Femmes, hommes, jouissez-vous ? Femmes, hommes, comment jouissez-vous? Femmes, hommes, êtes-vous sûr/e que vous le/la faites jouir?

16 commentaires:

raphaele a dit…

moi je sors avec une meuf (et je suis une meuf) et je suis pas très sure de la faire jouir mais je suis sure qu'elle me fait jouir...ça répond à ta question ? en tout cas...je trouve ce débat moult-plus plus intéressant que savoir qui fait le ménage dans le couple !!!

raphaele a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
raphaele a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Jill alameda a dit…

Intéressant. En tant qu'hétéro j'ai toujours pensé que les filles savaient se faire jouir car elles connaissent bien le corps d'une femme.
Quant au cunni, attention. Il y a cunni et cunni, comme nous le disions. Si le mec te met la chatte en feu avec sa barbe mal rasée, autant qu'il arrête.

Alexe Popova a dit…

Ouais, moi aussi je pensais comme Jill, comme quoi on a vraiment la tête pleine de mythes (et pas de mites - pardon j'ai pas encore totalement désaoulé alors ça va être la journée des blagues débiles). Bref. Sinon oui, il y a cunni et cunni. Mais disons que le truc, c'est que bien ou mal fait, c'est au moins une marque d'intérêt pour ton plaisir, donc en cela c'est toujours un signe plutôt encourageant...

Nikita a dit…

J'ai souvent des discussions avec des types où on s'avoue (et c'est en quelque sorte courageux, parce qu'il s'agit de s'avouer qu'au fond, notre bite et le va-et-vient, on s'en fout un peu, malgré tous les clichés) adorer avant tout le cunnilingus. Plein de raisons à ça. La première est que c'est agréable ; la deuxième est que ça vous rend folles, en général. (Il n'y a pas d'ordre : ces plaisirs s'auto-entretiennent - normalement.)

Pour autant, l'hygiène est fondamentale et, comme pour l'andouillette, une dégustation malheureuse peut impliquer une abstinence de quelques mois, par réaction de dégoût temporaire. C'est regrettable.

Pour répondre un peu au sondage, qui est trop intime, je dirais qu'être sûr qu'on fait jouir son/sa partenaire est une preuve certaine de stupidité érotique. Il m'est pourtant arrivé, devant le phénomène dit de la « femme-fontaine », d'être gratifié au-delà du raisonnable par ce jet d'eau chaude (en fait, d'urine non macérée, donc claire et inodore ; je l'ai appris récemment) en pleine gueule.

La seule fois où j'ai été certain qu'elle avait joui, c'est quand je l'ai simplement demandé à la nana que j'aimais, en proie au doute (nous avions baisé toute l'après-midi, avant une finale de rugby) et qu'elle m'a répondu « mais oui, deux fois même, tu ne t'en es pas rendu compte ? »

Je voudrais vous y voir.

PS : Jill, je crois qu'étant donné la fluctuance des zones érogènes et des enjeux érotico-psychologiques entre individus, il est illusoire de penser qu'une femme en fera automatiquement jouir une autre. Il en va de même pour les hommes, j'en suis sûr, ainsi que pour les animaux. Par exemple, le seuil de douleur, on ne peut pas l'apprécier à la place de l'autre : c'est un gros enjeu lors d'une branlette (lorsque nous serrons les poings et les dents, ce n'est pas un signe de plaisir, mais de douleur, dissimulée pour ne pas vous vexer) ou d'une pipe, bien sûr, pour rester dans le sujet.

Jill alameda a dit…

Nikita, j'en conviens parfaitement, ayant été moi-même couronnée suceuse de l'univers par certains mecs alors que j'en laissais indifférents d'autres (j'espère pour autant ne pas avoir fait mal). Et si au final tout ça n'était qu'une histoire d'alchimie entre deux personnes?

PS: j'ai répondu une fois cette même phrase à un mec qui me demandait après une bonne partie de jambes en l'air si j'avais jouï "oui, deux fois, tu ne t'es pas rendu compte?". Alors que en vérité vraie, rien, mais en rajouter rendait la chose plus crédible...Quand je jouis en fait la terre tremble. ça ne passe pas inaperçu.

Jill alameda a dit…

Enfin, je dis ça, je dis rien hein !

cig harret a dit…

très intéressant; raphaële : mais ça vous intéresse pas, toi et ta partenaire, de l'amener elle aussi au plaisir? ou alors le tien c'est le sien c le vôtre et blablabla?
nikita : alors non seulement tu es un "mec à préliminaires" mais en plus là tu files le scoop du siècle : les mecs préfèrent le cunni??!! mais même s'ils sont pas amoureux? vas-y : développe!!

Chat Fou a dit…

J'aime le cuni parce que c'est une pipe inversée, justement.

Parce que je peux, mentalement, vivre l'inverse de l'image du sexe égôïste du mâle.
Répondre à l'égoïsme de la femme, oui, j'y prend plaisir.

Maintenant... Une pipe bien faite peut ne pas durer. Un cuni bien fait a tendance à durer.

C'est pas cool.

Anonyme a dit…

Nikita est très honnête au fond et une chose me paraît claire : binarité, féminité, masculinité, point G, clito, pipo, tout ça c'est des conneries. Une perte de temps. Chacun pense qu'à sa gueule. Viva la branlette.

orlaloa a dit…

j'ai changé de pseudo mais c'est bien toujours raphaele...qu'on me vouvoie sur ce blog me laisse pantoite !!! et sinon, je me suis fait engueuler par ma copine qui m'a assuré pour la centième fois que oui oui je la faisais bien jouir..mais je suis d'accord avec nikita...on peut juste jamais être sur(e)...y a trop pleins d'enjeu pour que l'autre réponde de manière vrai, on peut réperer un orgasme ok mais quand à savoir s'il était fort ou non ? et sur la question de la connaissance du corps des filles si on est une fille...ben ça marche pas comme ça à mon avis, je vois ça plus comme un truc relatif au désir : une minette ou un pédé follEs des bites à quand même plus de chance d'apprendre rapido à exécuter les pipes du siècle vu que ça le passionne qu'un type hétéro, même celui qui connaît sa bite par coeur, non ? c'est pareil pour les cunni j'imagine, les meilleurs seront toujours ceux qui adorent le faire pas ceux qui ont une chatte!!!

Chat Fou a dit…

En fait, pour répondre plus lapidairement, si je cunissais comme on me pipe, ça durerait bien moins longtemps que ce que je fais, et je n'aurai plus rien à faire après, je n'aurai qu'à laisser partir madame dans le sommeil comme moi j'aime partir dans le mien.

Ca marche pas comme ça. Pas hélas, tant pis.

fournip1 a dit…

Message à l'attention des alcooliques mous du zboub:
"un bon cunni sera ton meilleur ami."

Message à l'attention des filles qui ne rencontrent que des alcooliques mous:
"tapez vous des sportifs."

Message à l'attention des filles en colère contre les hommes:
"ne vous inquiétez-pas, l'armée des love doctors viendra un jour vous sauver."

soecho a dit…

je suis la meuf de la premiere meuf qui a écrit sur ce post... alors pour rassurer la terre et surtout ma meuf ELLE ME FAIT JOUIR... je dis ça maintenant tout simplement parce que je viens de découvrir ces comments...
je vous laisse car c'est le moment de la grosse fessée...

Anatole a dit…

Ceci est ma première participation à vos échanges, juste pour abonder dans le sens de la nécessité du cunni.
Contrairement à d’autres apparemment, moi j’ai l’impression que rares sont les femmes qui maîtrisent parfaitement leurs orgasmes, même s’il me semble que si on s'entend bien et qu'on prend un peu le temps de s'y dédier, la majorité d'entre vous finissent par jouir. Mais en attendant que ça arrive (des semaines d'intense dévouement parfois), le cunni fonctionne quasi-toujours, en plus c’est confort, reposant pour la bite et on est souvent remercié correctement. Précisons aussi que personnellement j'apprécie beaucoup la sensation de manger l’autre, l’énorme contrôle du plaisir de l’autre et la finesse des jeux que cela permet, l’impressionnante efficacité de la chose me stupéfie encore après des années de pratique d’ailleurs.

Quelqu'un posait la question, moi j'ai aussi l'impression que le paramètre déterminant c'est la façon dont on s'entend, a tel point d'ailleurs que pour moi atteindre l'orgasme avec quelqu’une qui ne me touche guère (affectivement s'entend) est bien plus difficile, voire parfois douloureux si je m'y oblige (mais je suis peut-être un peu hypocondriaque). Je dirais que pour les femmes que j'ai connues et qui avait des difficultés à jouir, c'est encore pire, la moindre ombre de ces manques de confiance ou de confort menant à la pudeur en punit certaines de véritables disettes. Bref, non bien sûr je ne fais pas toujours jouir n'importe quelle femme qui se hasarderait dans mon lit. Mais j'y travaille.

Dernier truc, il me semble qu'est oublié ici un certain élément de mythes de la virilité et des traditions de politesse/bienséance qui souligne que "si elle ne jouit pas, tu est un gros tocard mon garçon", c'est pour ça que vous en rajoutez ou mentez parfois d'ailleurs. (J’adore d’ailleurs « on aimerait bien vous y voir » qui résume bien).
Dans un certain roman de Gary on voit ainsi un médecin reprocher à son patient de négliger sa santé (il est vieux, prostate douloureuse, on découvrira ça en vieillissant j'imagine), de se retenir trop longtemps (pour faire jouir son amie) en ces termes : "vous êtes trop vieille france, mon cher, les preux chevaliers sont morts au combat à votre âge" ou quelque chose du genre. Bref, histoire de conclure ce post longuet je crois qu'il est possible de graduer un peu les propos sur l'homme qui ne s'intéresse pas au plaisir de la femme.

J'ajoute encore que le délire "spécialiste de la jouissance féminine" dans lequel on tombe parfois est tout aussi méprisable, froid, calculateur, catholique et fat que de n'y pas penser du tout. J'ai fait, et je vous assure qu'on a vite des orgasmes déplaisants à jouir dans les bras de quelqu'un qui ressent la satisfaction du travail bien fait en lieu et place de joie passionnelle (ce doit être le cas des vrais pros d'ailleurs, faudrait demander à une prostituée (j'ose pas mettre pute, fais chier).